« La Voix Humaine », opéra de Francis Poulenc d’après la pièce de Jean Cocteau, samedi 4 et dimanche 5 février, à 19 heures au théâtre de l’Odéon de Bucarest

La Voix Humaine
Opéra Francis POULENC d’après la pièce de Jean COCTEAU
Durée : 1h15
Spectacle sous-titré en roumain.

Interprétation : Stéphanie d’Oustrac , mezzo-soprano et Pascal Jourdan, piano
Mise en scène : Vincent Vittoz
Scénographie  : Amélie Kiritzé-Topor
Costumes : Sylvie Ayrault assistée de Christel Desjardins
Lumières : Roberto Venturi
Production déléguée: Carte Blanche Musique
Coproduction: Le Théâtre musical de Besançon
Coréalisation: Athénée Théâtre Louis-Jouvet Paris, avec l’aimable autorisation de M. Pierre Bergé, président du Comité Jean Cocteau

La Voix humaine, tragédie lyrique en un acte, sera précédée de La Dame de Monte-Carlo, monologue lyrique de Francis Poulenc, puis de Lis ton journal, monologue de Jean Cocteau.

En 1928, suite à une cure de désintoxication, Cocteau écrit en dix-sept jours un roman, Les Enfants terribles, qui va devenir son premier grand succès public, et La Voix humaine qui est, à bien des égards, un texte de rupture. Car au surplus de la rupture amoureuse qui est le cœur – brisé – du texte, Cocteau établit une rupture avec une certaine légèreté, avec un certain monde.
“La Voix humaine, acte inesthétique, acte de présence contre les esthètes, contre les snobs, contre les jeunes (les pires snobs), capable d’émouvoir seulement ceux qui n’attendent rien et ne préjugent pas, écrit-il. Ce n’est pas le public qu’il faut choquer, c’est l’élite ; obtenir un scandale de banalité, entrer au répertoire, tenir l’affiche.”
Trente ans après la création de cet anti-duo d’amour, histoire d’une séparation par téléphone,  La Voix Humaine va devenir un opéra (1959). Cocteau retrouve pour l’occasion Francis Poulenc, son complice de jeunesse, avec lequel il avait travaillé pour la création du ballet Les Mariés de la tour Eiffel (1921), entreprise facétieuse qui s’inscrit dans les tollés de l’avant-garde bohème du début du XXe siècle.
Pour donner encore plus de nuances à la voix unique de la pièce, le metteur en scène Vincent Vittoz propose trois textes de Cocteau – la Dame de Monte Carlo,  le Bel Indifférent et la Voix Humaine : trois femmes, trois douleurs qui vont fusionner en une seule pour un unique destin. La jalousie hystérique de l’une va rejoindre la résignation insupportable de l’autre pour s’achever dans l’engloutissement de la dernière au sein des flots de l’oubli et de l’éternel repos. Poulenc a sublimé dans la musique deux de ces textes, élevant ces femmes au plus loin de leurs pulsions amoureuses.
Stéphanie d’Oustrac incarne avec une lumineuse jeunesse ces trois femmes qui luttent éperdument contre le vide provoqué par l’absence du bien-aimé. Saisissante, elle pleure, rugit, s’illumine, se brise au gré de ce fol espoir de reconquérir un amour devenu impossible et transcende littéralement la musique bouleversante de Poulenc et porte les trois textes magnifiques d’humanité et de lucidité de Cocteau. Elle comme seul partenaire la musique magistralement interprétée au piano par Pascal Jourdan.
… dans le temps, on se voyait, on pouvait perdre la tête, oublier ses promesses, risquer l’impossible, convaincre ceux qu’on adorait en embrassant, en s’accrochant à eux. Un regard pouvait changer tout. Mais avec cet appareil (le téléphone), ce qui est fini est fini…
Jean Cocteau
Stéphanie d’Oustrac, arrière-petite-fille  de Francis Poulenc, suit le Conservatoire National Supérieur de Lyon. Ses débuts sont marqués par l’univers de la musique baroque, mais cela ne l’empêche pas de se faire remarquer dans des rôles qui semblent écrites pour elle : Psyché, Phèdre, Cérès ou Carmen. Elle se produit sur les plus grandes scènes des théâtres lyrique de  France : l’Opéra National de Paris, Théâtre des Champs-Elysées, ou à Londres (Barbican), Madrid, Tokyo et New York. Elle a remporté nombreux prix, notamment Victoires de la Musique en 2002 et Gramophone Editor’s Choice en 2010.
Pascal Jourdan étudie le piano au Conservatoire National Supérieur de Lyon et à l’Accademia Nazionale Santa Cecilia de Roma. Il est membre du Trio Novalis et professeur de piano au  Conservatoire National de Montpellier ; il a remporté nombreux prix internationaux et il accompagne  régulièrement Stéphanie d’Oustrac sur scène.
Vincent Vittoz est metteur en scène, scénariste, comédien et professeur. Après une formation en régie- administration et des rôles dans pièce classiques il va se consacrer au théâtre musical. Il collabore avec nombreux théâtres en France. Il a créé et interprété notamment Aux Enfants qui s’aiment un spectacle consacré à Jacques Prévert à la Péniche-Opéra et au festival d’Avignon. Il est actuellement professeur de scène au CNSM de Paris et au CNR pour le Jeune Chœur de Paris.

Les billets sont mis en vente au théâtre (40-42 Calea Victoriei) : 21,20 lei et 12,72 lei (étudiants, retraités)

Poésie en liberté… Concours de poésie ouvert aux étudiants du monde entier !

Poésie en liberté est un concours international qui récompense chaque année des lycéens et des étudiants de 15 à 25 ans pour leurs poèmes.  Vous avez jusqu’au 2 avril pour y participer. Vous pourrez trouver sur le site « Poésie en liberté » toutes les informations relatives à la quatorzième édition du  concours. Vous y trouverez aussi des anthologies, des recueils et la possibilité d’offrir en partage vos poèmes.
http://www.poesie-en-liberte.com/

Tapisseries de la Manufacture Nationale des Gobelins, quatre siècles de création

Cette exposition, organisée par l’Institut Français de Bucarest, ensemble avec le Mobilier national de France, est une occasion unique de voir pour la première fois en Roumanie, dans les deux plus grands musées roumains de Bucarest (MNAR et MNAC), l’évolution d’un art à travers les siècles:

des tapisseries historiques réalisées pour les rois de France et merveilleusement préservées jusqu’aux tapisseries modernes, d’après des artistes majeurs du XXème, parmi lesquels Matisse, Picasso, Le Corbusier ou Miró.

Cette exposition est un hommage rendu à cet art minutieux et artisanal qui a su se réinventer au XXème et se marier aussi bien à l’art abstrait, auquel il confère aujourd’hui une expressivité très particulière.

 L’équipe de RadioLecto s’est entretenue avec Clara TRAISTARU, chargée de mission à l’Institut français de Roumanie.

 

Tapisseries royales (1600 – 1800) – Musée National d’Art de Roumanie (49-53 Calea Victoriei, sector 1 –Bucarest)
Le renouveau de la tapisserie contemporaine, de 1950 à nos jours – Musée National d’Art Contemporain (dans le Palais du Parlement, acces par Calea 13 septembrie, bus 136, 385)

Programme d’ouverture : du mercredi au dimanche, 9h00-18h00 (dernière entrée à 17h30)

Billet d’entrée : 8 lei (MNAR) et 5 lei (MNAC); 50% réduction pour les élèves, étudiants et les retraités

Entrée libre : premier MECREDI de chaque mois

Visites avec conférencier – chaque vendredi du mois de janvier :

20 ianuarie, 16:30 – MNAR
(49-53 Calea Victoriei, sector 1 – Bucuresti)

27 ianuarie, 16:30 – MNAC
(Palais du Parlement, acces par Calea 13 septembrie, bus 136, 385)
Participation sur base d’inscription à accueil@institutfrancais-roumanie.com ou par tél : 0374 125 200

Pour plus d’informations sur les œuvres exposée, vous pouvez cliquer sur le lien suivant :

DossierExpoTapisseries_FR

Mardi 17 janvier 2012 à 18 heures : « La vache et le prisonnier » (projection du film d’Henri Verneuil – 1959)

Les examens approchent, alors venez vous détendre un peu avant d’entamer vos révisions ! Nous vous proposons de découvrir l’un des premiers films à avoir traité de la Seconde Guerre mondiale, quatorze ans après l’Armistice : La vache et le prisonnier.

Vous découvrirez Fernandel, l’un des plus grands acteurs de l’histoire du cinéma français et vous aurez l’heur de savourer son inoubliable accent marseillais… Voulez-vous connaître le synopsis du film ?

En 1943, Charles Bailly (Fernandel), prisonnier de guerre en Allemagne, décide de s’évader de la ferme où il est employé. Sa ruse, grossière et folle en apparence, consiste à traverser le pays, la vache Marguerite en laisse et un seau de lait dans l’autre main. Ainsi va commencer la plus extraordinaire des odyssées pour l’homme et la bête, paisible image de paix dans un pays déchiré par les haines et la violence.

Croyez-moi, il s’agit d’un film drôle et émouvant à la fois, et au passage, un film intéressant pour les germanophones 🙂

Un petit extrait ?