Rencontre avec Sorj Chalandon, lauréat du Choix roumain de la Liste Goncourt 2013

Le jeudi 29 mai 2014, les étudiants francophones de l’Université de Bucarest ont eu le plaisir de rencontrer Sorj Chalandon, lauréat du Choix roumain de la Liste Goncourt 2013.

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Écrivain et journaliste, Sorj Chalandon a échangé, pendant plus d’une heure, avec les étudiants, aux côtés  de Stanislas Pierret, directeur de l’Institut français de Roumanie, de Gabriela Adameşteanu, présidente d’honneur du jury de la première édition du Choix roumain de la Liste Goncourt, et de Denisa Comănescu directrice éditoriale « Humanitas Fiction » et présidente d’honneur du jury du Choix roumain de la Liste Goncourt. La rencontre avait lieu au Lectorat de français de l’Université de Bucarest, en présence de Conf. dr. Axinia Crasovschi, vice-doyenne de la Faculté des langues et littératures étrangères.

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Sorj Chalandon a répondu à l’invitation de l’Institut français de Roumanie pour rencontrer le public étudiant qui a décidé de lui attribuer leur « Prix Goncourt » à l’automne 2013 pour son roman Le Quatrième mur. Le principe du Choix roumain de la Liste Goncourt est assez simple, six jurys de dix étudiants francophones se sont constitués au sein des six universités participantes (Bucarest, Cluj-Napoca, Craiova, Iasi, Sibiu et Timisoara). Pendant un mois, les étudiants doivent lire la quinzaine d’ouvrages sélectionnés par l’Académie Goncourt, ils se réunissent pour discuter et débattre de leurs lectures, puis, peu avant la désignation du Goncourt en France, les jurys se réunissent à Bucarest pour élire, après des débats houleux, le Choix roumain de la liste Goncourt.

Sorj Chalandon avec son ouvrage Le Quatrième mur fut donc le lauréat de la première édition et, la maison d’édition « Humanitas Fiction » a choisi de soutenir le choix des étudiants roumains en publiant ce roman sous le titre Al patrulea zid (traduction de Doru Mares).

« L’idée de Samuel était belle et folle : monter l’Antigone de Jean Anouilh à Beyrouth. Voler deux heures à la guerre, en prélevant dans chaque camp un fils ou une fille pour en faire des acteurs. Puis rassembler ces ennemis sur une scène de fortune, entre cour détraite et jardin saccagé.

Samuel était grec. Juif, aussi. Mon frère en quelque sorte. Un jour, il m’a demandé de participer à cette trêve poétique. Il me l’a fait promettre, à moi, le petit théâtreux de patronage. Et je lui ai dit oui, Je suis allé à Beyrouth le 10 février 1982, main tendue à la paix. Avant que la guerre ne m’offre brutalement la sienne…»
Sorj Chalandon

Présentation éditeur – 4ème de couverture

Rencontre avec l’écrivain français Sorj Chalandon, le jeudi 29 mai à 17h30

SC2Le Lectorat de français de l’Université de Bucarest vous invite à une rencontre, le jeudi 29 mai à 17h30, au lectorat de français (Str. Edgar Quinet, 5-7) avec les étudiants et l’écrivain français Sorj Chalandon, lauréat du Choix roumain de la Liste Goncourt 2013.

Cette rencontre aura lieu en présence de Stanislas Pierret, le directeur de l’Institut français de Roumanie, de Gabriela Adameşteanu, présidente d’honneur du jury de la première édition du Choix roumain, et de Denisa Comănescu, futur présidente d’honneur du jury.

La liste Goncourt – Le Choix roumain

Le principe est simple : six universités (Bucarest, Cluj-Napoca, Craiova, Iasi, Sibiu et Timisoara) et autant de professeurs coordinateurs, un jury de dix étudiants francophones, une liste de quinze ouvrages sélectionnés par l’Académie Goncourt à Paris. Pendant un mois et demi, les jurys lisent et se réunissent pour discuter et débattre de leurs lectures, puis, peu avant la désignation du Goncourt en France, les étudiants désignés par les jurys se réunissent à Bucarest pour élire, après des débats houleux, le Choix roumain de la liste Goncourt.

Sorj Chalandon avec son ouvrage Le Quatrième mur est le lauréat de cette première édition et, la maison d’édition Humanitas Fiction a choisi de soutenir le choix des étudiants roumains en le publiant.

Sorj Chalandon, né en 1952, a été longtemps journaliste à Libération avant de rejoindre Le Canard Enchaîné. Ses reportages sur l’Irlande du Nord et le procès Klaus Barbie lui ont valu le Prix Albert-Londres en 1988. Il a publié, chez Grasset, Le Petit Bonzi (2005), Une promesse (2006, prix Médicis), Mon Traître (2008), La Légende de nos pères (2009), Retour à Killybegs (2011, Grand Prix du Roman de l’Académie Française).

Chalandon

Deux expositions à découvrir : « Hommage au Capitaine Conan » et « România 1914-1916 », jusqu’à la fin de l’année

Afin de mettre en lumière le roman Capitaine Conan de Roger Vercel, les Archives Nationales de Roumanie accueillent pendant plusieurs mois (à partir du 15 mai 2014), aux côtés de l’exposition – România 1914 – 1916 – une exposition réalisée par l’Institut français de Roumanie et consacrée au roman Capitaine Conan.

L’exposition Hommage au Capitaine Conan vous plonge dans le Bucarest de Roger Vercel, celui des années 1918 – 1919, grâce aux descriptions de l’auteur et à une riche documentation issue des collections des Archives Nationales de Roumanie. L’exposition Hommage au Capitaine Conan vous raconte aussi l’histoire de ce roman, de son écriture à son adaptation cinématographique par Bertrand Tavernier en 1996, en s’appuyant sur les archives de la Bibliothèque Municipale de Dinan (France).

Exposition Hommage au Capitaine Conan :

En vitrine, vous retrouverez des cartes postales anciennes de Bucarest, quelques exemplaires des romans de guerre de Roger Vercel, un volume des mémoires de la Reine Marie, des photographies du Général Berthelot, ou encore quelques lettres de la main du Prince Bibesco.

L’exposition România 1914-1916 :

10322755_10154147369775114_8737756154830592389_nRéunissant photographies, illustrations, affiches, documents administratifs, mémoires et journaux, l’exposition România 1914 – 1916 présente la vie sereine des Roumains pendant cette période de neutralité (courses de chevaux, promenades en barque, concerts…) Mais dans le même temps, on découvre la virulence des débats entre libéraux et conservateurs à propos de la politique extérieure roumaine.

Horaires et lieu :

Ces deux expositions sont à découvrir aux Archives Nationales de Roumanie (Bd-ul Regina Elisabeta, nr 49), jusqu’au 31 décembre 2014 : Lundi, mercredi et vendredi de 9h00 à 15h00 / Mardi et jeudi de 9h00 à 17h00 – Entrée libre

AFFICHES

 Ce qu’en disent les journauxMedia Image – Hotnews

 

Découvrez l’émission de Radio România Actualitati – Calea Franceza – consacrée à l’exposition « Hommage au Capitaine Conan », en cliquant ici.

 

La (re)découverte du roman de Roger Vercel, « Capitaine Conan », par les Roumains

label_centenaire_rondA l’occasion de la commémoration du centenaire du déclenchement de la Première Guerre mondiale, l’Institut français de Roumanie, l’Université de Bucarest, les Archives Nationales de Roumanie, la Ville de Dinan et le Lectorat de français de l’Université de Bucarest ont voulu s’associer pour rendre hommage à un roman emblématique de la Grande Guerre : Capitaine Conan, de l’écrivain Roger Vercel. Cet hommage bénéficie du soutien de la mission du Centenaire.

Avec Dominique Fernandez ou encore Paul Morand, Roger Vercel est l’un des rares auteurs français à avoir écrit sur la Roumanie. Roger Vercel est envoyé sur le front d’Orient en 1918. Il est chargé de la propagande puis magistrat instructeur auprès de la prévôté. C‘est cette expérience en Orient qui nourrit ses trois romans de guerre – Notre père Trajan (1930), Capitaine Conan (1934) et Léna (1936) – trois romans qui évoquent la drôle de paix qui suit l’armistice avec la Bulgarie, le 30 sept 1918 et qui prend fin mai 1919, date à laquelle l’armée d’Orient est enfin démobilisée. Le roman Capitaine Conan raconte l’histoire de soldats français restés mobilisés pour poursuivre la guerre contre les Russes. Casernés à Bucarest, ils éprouvent des difficultés à se plier aux lois de la vie civile. Grâce à ce roman, Roger Vercel nous apporte un éclairage inédit sur les rapports entretenus, au sortir de la guerre, entre une population roumaine, tout juste délivrée de l’occupation allemande, et les soldats français privés de retour au pays. Capitaine Conan est lauréat du prix Goncourt 1934.

Une exposition pour mieux connaître le roman Capitaine Conan

EXPO3Afin de mettre en lumière le roman de Roger Vercel, les Archives Nationales de Roumanie accueillent pendant plusieurs mois (à partir du 15 mai 2014), aux côtés de l’exposition – România 1914 – 1916 – une exposition réalisée par l’Institut français de Roumanie et consacrée au roman Capitaine Conan.

L’exposition Hommage au Capitaine Conan vous plonge dans le Bucarest de Roger Vercel, celui des années 1918 – 1919, grâce aux descriptions de l’auteur et à une riche documentation issue des collections des Archives Nationales de Roumanie. L’exposition Hommage au Capitaine Conan vous raconte aussi l’histoire de ce roman, de son écriture à son adaptation cinématographique par Bertrand Tavernier en 1996, en s’appuyant sur les archives de la Bibliothèque Municipale de Dinan (France).

Pour en savoir plus sur l’exposition Hommage au Capitaine Conan, cliquez ici. 

L’ exposition sera présentée également en province, dans les mois à venir.

Vernissage des expositions "Hommage au Capitaine Conan" et "România 1914-1916", le jeudi 15 mai 2014, en présence de M. Stanislas Pierret (directeur de l'Institut français de Roumanie), M. Jacques Bortuzzo (Attaché de coopération éducative), M. Alain Vuillemin (professeur émérite de l'Université d'Artois) et de Mme Irina Alexe (secrétaire d’État au Ministère roumain de l'Intérieur), Mme Alina Pavelescu (Directrice-adjointe des Archives Nationales de Roumanie), M. Alin Ionuț Ciupală (Maître de Conférences à la faculté d'histoire de l'Université de Bucarest)

Vernissage des expositions « Hommage au Capitaine Conan » et « România 1914-1916 », le jeudi 15 mai 2014, en présence de M. Stanislas Pierret (directeur de l’Institut français de Roumanie), M. Jacques Bortuzzo (Attaché de coopération éducative), M. Alain Vuillemin (professeur émérite de l’Université d’Artois) et de Mme Irina Alexe (secrétaire d’État au Ministère roumain de l’Intérieur), Mme Alina Pavelescu (Directrice-adjointe des Archives Nationales de Roumanie), M. Alin Ionuț Ciupală (Maître de Conférences à la faculté d’histoire de l’Université de Bucarest)

Nuit des Musées aux Archives Nationales de Roumanie, le 17 mai 2014

Le public bucarestois a eu le plaisir de découvrir l’exposition dès le samedi 17 mai 2014, à l’occasion de la Nuit Européenne des Musées. A cette occasion, Alexandra Holban a lu plusieurs extraits – en français et en roumain – du roman Capitaine Conan. Ces lectures étaient accompagnées par deux musiciens hors pair.

Une série de conférences

OLYMPUS DIGITAL CAMERAUne série de conférences, données dans tout le pays, a permis de mieux connaître les romans de guerre de Roger Vercel. Ces conférences ont été tenues par Alain Vuillemin. Agrégé de lettres modernes, docteur ès-lettres et sciences humaines, Alain Vuillemin fut professeur de littérature comparée à l’Université de Paris-Sorbonne. Son champs de recherches couvrent la littérature anglaise et française du XX siècle ainsi que les littératures étrangères d’expression française. Alain Vuillemin est aujourd’hui professeur émérite de l’Université d’Artois.

Le public bucarestois a eu le plaisir d’assister à deux conférences. La première a eu lieu le mercredi 14 mai à 18 heures à l’Université de Bucarest. Intitulée L’âme des Balkans à travers les récits de Roger Vercel, elle fut donnée à la demande de Mme Dolores Toma, directrice du centre de recherches HETEROTOPOS. Le seconde conférence s’est tenue  le 15 mai 2014 à 17 heures, à l’Institut Français de Bucarest. Elle portait plus spécifiquement sur la Guerre d’Orient à travers les romans de Roger Vercel.

Au cours de ces deux conférences, Alain Vuillemin a notamment parlé de l’image de la Roumanie telle qu’elle est véhiculée par Roger Vercel. La Roumanie de Roger Vercel est une Roumanie de convention, ses trois romans sont une succession de tableaux un peu convenus, un peu criards, dans lesquels Roger Vercel s’attache à décrire minutieusement la campagne roumaine, les intérieurs roumains, les monuments bucarestois. En somme, il glane des éléments de couleurs locale pour dépayser le lecteur français. Mais dans le même temps, l’auteur a des réflexions sur la misère de Bucarest, sur la pauvreté des campagnes et, surtout, sur le fossé qui sépare l’Occident et l’Orient. Ainsi écrit-il dans Notre Père Trajan : « huit jours après les deux armées ne se saluaient plus« . La rupture est consommée. Que ce soit dans Notre Père Trajan ou dans Capitaine Conan, Vercel insiste sur les mauvaises relations entre les civils roumains et les soldats français, dès leur arrivée sur le territoire roumain.

Découvrez, en cliquant ici, l’entretient d’Alain Vuillemin et de Fabiana Florescu (membre de l’équipe du Lectorat) sur le sujet.

Palmarès du concours de traduction « L’expérience bucarestoise de Roger Vercel soumise à l’épreuve du roumain »

Le jeudi 15 mai 2014, le jury du concours de traduction « L’expérience bucarestoise de Roger Vercel soumise à l’épreuve du roumain » s’est entretenu avec les participants et les candidats sélectionnés, à la Librairie française Kyralina.

Au total, dix-sept étudiants ont soumis leur traduction à l’expertise d’un jury présidé par M. Jean-Louis Courriol de l’Université Lyon 3 Jean Moulin. Le jury était composé, par ailleurs, de M. Radu Paraschivescu, des Editions Humanitas, Mme Mihaela Stanica de l’Université de Bucarest et M. Laurentiu Zoicas de l’Université de Bucarest.

Pendant deux heures, les professionnels de la traduction et les traducteurs en herbes ont échangé sur le texte à traduire, un extrait du roman « Notre Père Trajan » de Roger Vercel, paru en 1930.

Premier prix, accordé à Liliana Diaconescu

Le jury a attribué le Premier prix du concours à Liliana Diaconescu, étudiante en première année de Licence à la faculté de langues et littératures étrangères de l’Université de Bucarest. L’Institut français de Roumanie l’a récompensée en lui offrant le dictionnaire numérique « Le Grand Robert » ainsi qu’un exemplaire du roman « Capitaine Conan ». Elle a reçu, par ailleurs, un panier garni, offert par Nestlé.

Découvrez la version de Liliana Diaconescu, en cliquant ici

Deuxième prix, accordé à Alice Raduta

Le jury a attribué le Deuxième prix à Alica Raduta, étudiante en première année de Master « études françaises et francophones » à l’Université de Bucarest. L’Institut français de Roumanie l’a récompensée en lui offrant les dictionnaires numériques « Le Petit Robert » et « Le Robert & Collins » ainsi qu’un exemplaire du roman « Capitaine Conan ». Elle a reçu, par ailleurs, un panier garni, offert par Nestlé.

Enfin, la troisième place était occupé par Stefania Lazar et par Teodora Zlotea, étudiantes à l’Université de Bucarest. Elles se sont vues remettre un exemplaire du roman « Capitaine Conan » et un panier garni, chacune.

Les membres du jury, accompagnés des quatre finalistes.

Les membres du jury, accompagnés des quatre finalistes.

Le diaporama de la journée :

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Concours de traduction « L’expérience bucarestoise de Roger Vercel à l’épreuve du roumain » : étape finale

afficheconcoursLe jury du concours de traduction « L’expérience bucarestoise de Roger Vercel à l’épreuve du roumain » vient de se réunir et vient de choisir les quatre meilleures traductions. Les auteurs de ces quatre traductions devront se présenter devant le jury pour défendre leur version, le jeudi 15 mai à 14 heures, à la Librairie Kyralina (strada George Enescu, N°8).

Les quatre meilleures traductions sont associées aux fragments de phrases suivants :

– Le temps est un grand professeur…

– L’éducation est la clé…

– De la moindre vie humaine…

– Les chiens ont soif…

Les auteurs de ces fragments se reconnaîtront. Tous les participants au concours de traduction sont également les bienvenus à cette rencontre finale.