Un séjour à Paris (ou la suite du concours d’articles « être une femme dans la Roumanie d’aujourd’hui »)

dsc02550Le six mai 2014, Victorita Tudor, alors en deuxième année de Licence de Lettres à l’Université de Bucarest, participait à un concours d’article de presse sur le thème « être une femme dans la Roumanie d’aujourd’hui », organisé par le Lectorat de français. Son article suscita un vif intérêt parmi les membres du jury qui lui attribuèrent le premier prix : un voyage en France (offert par l’Institut français de Roumanie). Victorita s’est rendu à Paris cet été ; cette première expérience lui a inspiré l’article qui suit :

Mon voyage au paradis de Jules Renard

10492494_754893611220358_4904944411024692375_nMa première fois en France… Paris, la ville des artistes et de l’amour, la ville que j’ai admirée dans mes films préférées : Before Sunset, Midnight in Paris … et j’allais la voir enfin! J’étais toute seule devant l’aéroport avec la certitude que mon voyage dans la capitale de la France serait inoubliable. Je ne peux pas nier que je n’étais pas émue, mais en même temps je brûlais d’impatience de connaître la Ville Lumière et le pays dont j’étudie la langue depuis dix ans.

Après trois heures de vol, je suis arrivée à Paris. Le ciel était nuageux et il pleuvait un peu, mais cela ne m’a pas découragé. Au contraire, quelques petites gouttes de pluie peuvent réaliser des miracles. Lorsqu’il pleut, Paris devient magique. C’est le lieu parfait pour les rêveurs et pour les gens condamnés à une nostalgie éternelle.

10481166_752790654763987_4235507242327401622_nTandis que j’essayais de trouver le bon chemin pour arriver à l’hôtel, je me suis arrêtée à l’Opéra de Paris et c’est ainsi que mes visites en France ont commencé. Je peux affirmer, sans peur de me tromper, que la construction de Charles Garnier est un véritable chef- d’oevre. J’ai été fascinée par l’éclectisme de l’architecture de cette construction et biensûr, j’ai bien remarqué sa richesse. Mon attention a été attirée par le bassin de la Pythie. Puis, j’ai quitté l’Opéra et j’ai pris le métro pour arriver finalement à mon hôtel. Dans le métro, j’ai rencontré une très jolie dame. Elle provenait d’Amérique et s’était établie à Paris depuis trois ans. À cause de mon accent, elle a cru que j’étais polonaise. Mon hôtel ne donnait pas sur la rue principale. C’est la raison pour laquelle je me suis un peu égarée, mais j’ai rencontré quelques Parisiens très serviables qui m’ont aidé à trouver finalement mon hôtel. À la fin de la journée, j’étais si fatiguée…

Le jour suivant, je me suis dirrigée vers le Louvre. Je ne regrette pas d’avoir été obligée d’attendre dans une queue interminable devant l’entrée de ce musée ou le fait d’avoir passé presque une journée entourée de tableaux et de sculptures. Je n’ai pas réussi à voir tout, même si je l’avais voulu, mais cela s’est avéré impossible. J’ai essayé de ne pas rater les pièces célèbres : La Joconde, la Vénus de Milo, le Code de Hammurabi, l’Autoportrait de Dürer, la Statue assise de Ramses II, le Scribe accrouppi. Depuis mon enfance, j’ai développé une véritable passion pour la culture égyptienne. Donc, j’étais dans le département des Antiquités égyptiennes, le sourire aux lèvres, et j’essayais de reconnaître les oeuvres avant de lire leurs titres. J’avais la curiosité des enfants. J’ai passé aussi beaucoup de temps en me promenant dans les appartements de Napoléon III, même s’il y avait beaucoup de gens qui prenaient sans cesse des photos et on ne pouvait pas circuler, parce qu’on risquait d’apparaître sur la photo de quelqu’un. Je n’ai jamais compris  les gens qui prennent sans cesse des photos au lieu de se réjouir du moment. Je suis amoureuse de la photographie, mais quand on ne la pratique pas comme un art ; Pour seulement avoir beaucoup de souvenirs, cela me semble un peu pitoyable. Je crois qu’il suffit de prendre seulement quelques photos des lieux qui t’ont vraiment impressionné. De nos jours, cela se manifeste comme une maladie, comme une obsession générale des touristes, parce que je le constate partout, dans n’importe quel pays européen où je voyage. Je ne crois pas qu’on regarde ensuite à la maison les milles photos qu’on a prises pendant son voyage.

Mais revenons à nos moutons et quittons le Louvre. Comme le temps était beau et parce que j’avais lu que la Tour Eiffel se trouvait très proche du Louvre, j’ai quitté le Louvre et j’ai décidé de marcher à pied jusqu’à la Tour Eiffel (on ne peut pas visiter la France sans voir la Tour Eiffel). Et cela fut une très bonne décision, parce que jusqu’à là, j’ai eu l’occassion de faire une longue promenade pendant laquelle j’ai vu l’Ambassade de l’Afrique de Sud en France dont je me souviens très bien, parce qu’elle a attiré mon attention grâce à son architecture qui m’a semblé être un peu bizarre.

J’ai oublié de mentionner que pour arriver à la Tour Eiffel, j’ai traversé le Pont des Arts. C’est un pont traversant la Seine dont les parapets grillagés sont le support des cadenas d’amour accrochés par des couples. Il n’est pas recommandable de traverser ce pont si l’on voyage seul, parce qu’on va éprouver inévitablement une grande tristesse. Finalement, je suis arrivée à la Tour Eiffel et j’ai été obligée d’attendre de nouveau dans une queue infernale, mais l’attente en valait la peine.

Les jours suivants, je suis allée à Notre–Dame de Paris et au Sacré-Coeur de Montmartre. Comme je suis amoureuse de l’architecture gothique, je ne pouvais pas rater Notre-Dame de Paris. Mais, je dois reconnaître que j’ai préféré la Basilique du Sacré-Coeur de Montmartre à la cathédrale de Notre-Dame, bien que j’aie monté beaucoup de marches. De là-haut, le panorama est magnifique. On a Paris à ses pieds. Il n’y a rien de plus beau dans le monde que de se trouver dans le quartier de Montmartre, le quartier des artistes : Picasso, Pissaro, Renoir, Apollinaire. Ici, le passé respire encore.

Donc, mon voyage en France a été vraiment magnifique et inoubliable. Je m’arrête ici, même si je peux écrire encore dix pages sur les lieux que j’ai visités, sur tous les gens que j’ai rencontrés et je ne les ai pas mentionnés ici, sur les sentiments que j’éprouve quand je pense à Paris. Paris, j’espère te revoir bientôt!

Victorita Tudor

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s